Une fois partis (ça a pris un certain temps, visiblement il a essaye de remplir son minibus avec d'autres gens, mais s'est pris un échec critique), nous sommes finalement partis pour Sapa, « petite » ville perdue dans les montagnes.
La conduite dans les montagnes, c'est encore un peu plus Indiana Jones que la conduite en ville : les gens roulent assez vite (sur des routes plutôt en bonne état a part quelques tronçons), doublent dans les virages (en même temps, il n'y a que des virages) et utilisent toujours le klaxon (il y a beaucoup moins de véhicules mais beaucoup plus de gens sur le bord des routes). N'empêche que les montagnes au levé du jour, c'est absolument superbe !
Une fois a l'hôtel, on a mange une pizza en guise de petit déjeuner au restaurant juste en face (on ne pouvait pas trop s'éloigner pour ne pas rater le guide et il était conseille par le Lonely Planet). A vrai dire, Sapa est une espèce de ville construite pour les touristes : il est beaucoup plus facile de manger n'importe quelle cuisine étrangère que Vietnamienne lol :))
Dans la pizzeria, il n'y avait que des femmes. Au début, Nicolas a élabore une théorie selon laquelle le patron était un pervers (je résume). Sauf qu'en fait, c'est le cas dans dans beaucoup de boutiques, hôtels, restaurants... Au point qu'on en est venu a se demander ou se trouvaient les vietnamiens (la majorité de ceux que nous avons rencontres étaient guides ou conducteurs de taxi). La théorie de Linda, c'est qu'ils sont trop machos et désabusés par la société (c'est le « shou ga nai » vietnamien) et que ce sont les femmes qui, petit a petit, s'emparent du pouvoir économique du pays.
Après ces délicieuses pizzas (ça ne ressemblait a aucune des pizzas que j'avais goutes jusque la, mais c'était quand même très bon), nous avons retrouve Chuc , notre guide au parapluie rose et Mutsumi une Japonaise venue passée ses vacances au Vietnam !
La matin, il nous a fait faire un petit tour de la ville. On a donc vu l'église, le marche, et les minorités locales : les Hmong. (je dis « les » parce qu'il y a plusieurs ethnies reconnaissables a la forme et la couleur de leurs vêtements).
Commençons par l'église : elle a été construite dans les années 20 par les français, elle n'est plus utilisée depuis la fin des années 40, mais elle est toujours en bon état (elle était même en cours de rénovation quand on y est allé). Dans le petit cimetière derrière, on a d'ailleurs pu y voir les tombes du dernier prêtre et du dernier évêque qui y ont officies. Dans le guide du routard, ils expliquent que c'est devant cette église que les garçons et les filles Dzao rouges (ceux avec des chapeaux de père Noël comme dit Nicolas) se retrouvent. Le guide nous a d'ailleurs explique que les garçons se mettent dans un coin de la place, les filles de l'autre cote. Chaque garçon joue un air de flute. Si un des garçons plait a une des filles, elle jouera le même air que lui. Au bout de plusieurs semaines/mois, le garçon enlevé la fille et la garde 5 jours chez lui avant de pouvoir l'épouser. Ensuite, il doit envoyer des buffles, canards, poulets... a la famille de la jeune fille. (Nicolas a alors propose d'envoyer des chicken mac nuggets a ma mère). Bon, on vous avouera qu'en 2 jours la-bas, on a rien vu de tout ça, donc disons que la légende urbaine veut que...
Le marche local vaut aussi le coup d'œil. La première chose qu'on y a vu, c'était un chien pré-cuit découpé en plusieurs morceaux. (D'ailleurs, c'est a Sapa qu'on a vu le moins de chiens errants, allez comprendre :)) ). Chuc nous a dit que c'était très bon. On pourra pas vous dire, vu que quand on est repasse un peu plus tard, il n'en restait plus. (Par la suite, Nicolas et moi avons mange pas mal de viandes plus ou moins bizarres qu'on a pas toujours su identifie, donc allez savoir...:)) ). On y a aussi vu les tissus et autres produits que fabriquent les Hmongs. Comme a Hanoi, il y avait les traditionnelles bassines d'eau avec le tuyau d'air dans lesquelles nageait toutes sortes de bestioles marines, des gens découpant au hachoir de la viande directement sur l'étal ou dans un plat par terre (faut faire attention quand on passe, ça gicle pas mal) et du tofu !
Enfin, on a vu des Hmongs. Pour tout dire, ma seule référence en matière de Hmongs, c'était Gran Torino. Bon bah au risque de vous décevoir, les Hmongs ici, ils ressemblent pas trop a ceux de Gran Torino et y'a pas non plus Clint Eastwood.
Linda m'avait dit : « les Hmongs, c'est les seuls gens au Vietnam qui peuvent dévaler et escalader des montagnes avec des tongs ». Ceci, en revanche, c'est complètement vrai.
Un truc rigolo en randonnée, c'est de voir les touristes avec leur super matos descendre péniblement 10m de la piste (qui n'existe que dans l'imagination des locaux ;P) en 2 minutes et a cote une gamine de 6 ou 7 ans avec ses tongs et, dans le dos, son panier bien rempli, dévaler la montagne en un peu près 30 secondes chrono (sans passer par la piste imaginaire). Et ça, ça mérite le plus grand respect !
A Sapa (un peu moins sur les routes), les femmes et les fillettes (les hommes sont plutôt dans les champs) vont pas mal voir les touristes pour essayer de leur vendre les produits qu'ils fabriquent (Certains y verront une forme de harcèlement ; dans le même temps, quand on voit le nombre de touristes qui débarquent chaque jour, c'est de bonne guerre !). La plupart ne savent pas lire, mais quand il s'agit de vendre quelque chose, ils savent tous parler anglais (voir français, japonais...) ! J'aurais du dire que j'étais polonaise pour voir ;P
Une fois qu'on eut fait le tour de la ville, il nous a propose de visiter la montagne de la tête du dragon pour 100 000 dongs par personne (ce qui au vu du marche local paraissait [et était effectivement] quand même drolement cher, mais on s'est dit que si son truc valait vraiment le coup, on allait attendre l'apres-midi pour jouer les casse-pieds :P) Au final, c'était plutôt sympathique comme balade, et on serait sans doute passe a cote de beaucoup de choses s'il n'avait pas été la (voir on se serait perdu dans le labyrinthe des chemins du coin).
Bref, après tout ca, on a voulu inviter le guide a manger avec nous, mais il n'a pas voulu et nous a invite a mange chez lui ! (d'ailleurs, il n'a jamais accepte qu'on l'invite a manger : la théorie de Nicolas s'est qu'il s'est senti scandaleux a cause de l'histoire des 100 000 dongs :))
L'après-midi et le jour suivant, on est parti en randonnée dans la montagne vers des villages Hmongs en suivant des pistes qui n'existaient donc pas vraiment. Par moment, on se serait cru dans un remake d'Indiana Jones ! C'était vraiment cool et les paysages sont véritablement a couper le souffle !
ps : J'ai uploade les premières photos de Nicolas (c'est celles qu'on voit désormais sur le diaporama ou a cette adresse : http://picasaweb.google.co.jp/yaourtcorp/LifeAndTimesOfAYoghurtInVietnamByNico?authkey=Gv1sRgCJeai9f648uRXg&feat=directlink
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