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mardi 22 septembre 2009

Comment on s'est goinfres et taille un costard (au sens propre) dans le centre du Vietnam

Après une petite heure d'avion, on a donc atterri a l'aéroport international d'Hue (au milieu des rizières). Il compte une piste et demi, un espace toilette pour hommes et femmes comptant chacun deux sanitaires avec plus ou moins de papier toilette ;P. Mais comme c'est un aéroport international (c'est marque sur le toit), il y a un car qui vient vous chercher pour faire les 5 mètres qui séparent l'unique piste du bâtiment ; et histoire que ca vous paraissent plus long il vous fait faire le tour de l'avion au passage (les Vietnamiens a cote de nous dans le car étaient mort de rire donc j'estime que j'ai aussi le droit de charrier ;P )

On a ensuite pris un taxi pour Hue (en réalité, une assez petite ville) afin de rejoindre Linda et Henning a l'hôtel.

Une fois nos affaires déposées, on est parti pour manger sur un bateau qui vous fait faire le tour de la ville et vous dépose a deux trois endroits a visiter.



Une fois sur la bateau, la propriétaire nous a laisses avec son fils et est partie, avec sa barque, nous chercher a manger je ne saurais dire trop ou. Elle est revenue, peut-être une demi-heure plus tard, avec des barquettes en polystyrène (un peu comme celle utilises en France pour les sandwichs grecs a emporter). Nous nous sommes régalés !

Ensuite, nous avons visite une pagode ou Henning a tente d'apprivoiser les lièvres locaux avec des brins d'herbe. Les lièvres étant un peu flemmards, ca a fonctionne : ils préféraient venir vers nous pour récupérer les brins que nous avions coupes plutôt que de les couper eux-même.


Finalement, le bateau nous a déposes près de la Citadelle. La-bas, il y a deux entrées : celles pour les Vietnamiens et celles pour les étrangers. Si vous êtes Vietnamien ou que vous pensez pouvoir vous faire passer pour, dites-le : vous payerez l'entrée deux fois moins chère (en revanche, votre ticket sera deux fois plus moche, on peut pas tout avoir non plus ;P).

La cite impériale est toujours en cours de rénovation (reconstruction ?) et vu les dégâts occasionnes par les guerres et plus récemment les typhons, c'est tout a fait titanesque comme projet !


(je retrouve plus les photos, je mettrai ca en France)

Je ne vous ferai pas une énième description des lieux : venez plutôt voir par vous-même ! A la fin de la journée, on était fatigue, mais contents !

Le soir, on s'est restaures près de l'hotel, je ne me souviens plus exactement du menu (il faut que je retrouve les photos), en revanche, je me souviens qu'on a pas mal mange et de bon cœur !

Après une petite nuit a l'hôtel, on a pris le train jusqu'à Danang, train qui passe entre la montagne et la mer avec parfois des précipices assez impressionnants près de la voie. J'ai écris pas mal de cartes postales dans ce train, donc certains s'en rendront peut-être compte en me lisant !

Comment on est retourne a Hanoi a 5h du matin le temps de voir des personnes agees faire du Tai-chi autour du lac avant de repartir a 7h30 pour la Baie d'along dans laquelle j'ai plonge

Après ses deux jours a arpenter les montagnes près de Sa Pa, nous sommes retournes par le train de nuit a Hanoi. Nos compagnons de compartiment étaient cette fois-ci, deux grands parents de l'Europe de l'est qui voulaient faire la fête avec leur petits-enfants a cote avant de lire dans le train. Au final, ils ont du rester 30 minutes dans le compartiment d'à cote et 10 minutes a lire avant de tomber de fatigue :))

Quand nous sommes arrives a Hanoi le lendemain vers 5h, la ville était calme (non, vraiment !). D'ailleurs, il n'y avait pas grand chose d'ouvert et on s'est donc dirige vers le lac afin de profiter de la fraicheur matinale. La on a assiste a un spectacle assez étonnant : des centaines de personnes âgées faisait du Tai-chi au rythme de postes de radio (apparemment, d'après Nicolas, les cassettes qui passaient sont bien pour apprendre a compter en Vietnamien).

C'était d'autant plus étonnant, qu'on avait vu quasiment aucune personne âgées la première journée (En même temps, vu la circulation, ceci explique peut-être cela).

Après ca, on est donc parti pour Along.Bon la baie en elle-meme est jolie mais la croisiere dessus etait un peu ennuyeuse (je me suis endormie au bout d'un quart d'heure le premiere jour (^.^")>
Je persiste dans ma pensée : ca doit être plus sympa a faire en louant son propre bateau pour une journée ou deux et en naviguant ou on le souhaite !

 


Pour resumer ces deux jours :
  • on a visite des grottes de stalactites et de stalamites


  • on a fait du kayak dans de la baie (grand moment de rire, vu que Nicolas n'en avait jamais fait, et moi une fois dans ma vie et ca avait ete un echec total !)
  • j'ai plonge depuis le pont du bateau dans la baie (au reveil a 6 heures)


  • On a affronte le vent et la pluie vu qu'il y avait un typhon qui se dirigeait vers la baie (on serait reste un jour de plus et on restait coince sur une ile).


La baie dans la brume a un aspect quelque peu fantomatique :))

Finalement après toutes ses aventures, on est une dernière fois retourne le soir a Hanoi pour y passer la nuit avant de prendre l'avion le lendemain a 9 heures pour rejoindre Linda et Henning !

A Hanoi, l'hôtel en lui-même était bien, mais le service pas génial ; du coup Nicolas refuse catégoriquement d'y remettre les pieds. L'aéroport d'Hanoi etant a 45 minutes du centre-ville, il fallait qu'on trouve un moyen de locomotion. On a donc demande au réceptionniste qui nous a d'abord propose un truc a 20 dollars, puis 18, puis 15, puis nous a dit qu'il n'existait rien d'autres. (on a trouve ca bizarre, parce qu'on était venu en minibus et que ca nous avait coute moins de 2 euros). Donc on a décidé d'aller voir au Sinh Cafe. Il faut préciser qu'on avait pas encore pris notre douche, histoire d'être un peu crédible en routard a la recherche de bons plans ;P
La-bas, l'homme nous propose aussi un truc a 18 puis 15 puis 12 puis fini par nous prendre en pitié et nous dit (faut insister un peu) : "si vous allez devant les bureaux de Vietnam airlines, vous trouverez des minibus" Il nous a même fait un plan en ajoutant que c'est au moins a 4 km (en fait, on est allé voir juste après, histoire de repérer les lieux, il doit y avoir 800 mètres tout au plus :)) )


Le lendemain, on a donc pris un des fameux minibus rempli de Vietnamiens se rendant a l'aeroport comme nous. Bilan des courses : 30 000 dongs par personne, soit un peu plus d'un euro (je note les prix dans le blog comme Nicolas me l'a demande).

On était parti pour la Cite Impériale d'Hue...

Comment on a rencontre une Japonaise parlant anglais dans les Alpes Tonkinoises et contemplé des rizières a perte de vue dans les montagnes

Une fois a Lao Cai, nous avons retrouve le chauffeur qui attendait M « Phong Nicola » et qui a  violemment arnaque les australiens qui nous accompagnaient avec un taux de change dollars/dongs de folie ^o^ (a 5h du matin et après une nuit dans le train, c'est violent).
Une fois partis (ça a pris un certain temps, visiblement il a essaye de remplir son minibus avec d'autres gens, mais s'est pris un échec critique), nous sommes finalement partis pour Sapa, « petite » ville perdue dans les montagnes.



La conduite dans les montagnes, c'est encore un peu plus Indiana Jones que la conduite en ville : les gens roulent assez vite (sur des routes plutôt en bonne état a part quelques tronçons), doublent dans les virages (en même temps, il n'y a que des virages) et utilisent toujours le klaxon (il y a beaucoup moins de véhicules mais beaucoup plus de gens sur le bord des routes).  N'empêche que les montagnes au levé du jour, c'est absolument superbe !

Une fois a l'hôtel, on a mange une pizza en guise de petit déjeuner au restaurant juste en face  (on ne pouvait pas trop s'éloigner pour ne pas rater le guide et il était conseille par le Lonely Planet). A vrai dire, Sapa est une espèce de ville construite pour les touristes : il est beaucoup plus facile de manger n'importe quelle cuisine étrangère que Vietnamienne lol :))
Dans la pizzeria, il n'y avait que des femmes. Au début, Nicolas a élabore une théorie selon laquelle le patron était un pervers (je résume). Sauf qu'en fait, c'est le cas dans dans beaucoup de boutiques, hôtels, restaurants... Au point qu'on en est venu a se demander ou se trouvaient les vietnamiens (la majorité de ceux que nous avons rencontres étaient guides ou conducteurs de taxi). La théorie de Linda, c'est qu'ils sont trop machos et désabusés par la société (c'est le « shou ga nai » vietnamien) et que ce sont les femmes qui, petit a petit, s'emparent du pouvoir économique du pays.




Après ces délicieuses pizzas (ça ne ressemblait a aucune des pizzas que j'avais goutes jusque la, mais c'était quand même très bon), nous avons retrouve  Chuc , notre guide au parapluie rose et Mutsumi une Japonaise venue passée ses vacances au Vietnam !




La matin, il nous a fait faire un petit tour de la ville. On a donc vu l'église, le marche, et les minorités locales : les Hmong. (je dis « les » parce qu'il y a plusieurs ethnies reconnaissables a la forme et la couleur de leurs vêtements).

Commençons par l'église : elle a été construite dans les années 20 par les français, elle n'est plus utilisée depuis la fin des années 40, mais elle est toujours en bon état (elle était même en cours de rénovation quand on y est allé). Dans le petit cimetière derrière, on a d'ailleurs pu y voir les tombes du dernier prêtre et du dernier évêque qui y ont officies. Dans le guide du routard, ils expliquent que c'est devant cette église que les garçons et les filles Dzao rouges (ceux avec des chapeaux de père Noël comme dit Nicolas) se retrouvent. Le guide nous a d'ailleurs explique que les garçons se mettent dans un coin de la place, les filles de l'autre cote. Chaque garçon joue un air de flute. Si un des garçons plait a une des filles, elle jouera le même air que lui. Au bout de plusieurs semaines/mois, le garçon enlevé la fille et la garde 5 jours chez lui avant de pouvoir l'épouser. Ensuite, il doit envoyer des buffles, canards, poulets... a la famille de la jeune fille. (Nicolas a alors propose d'envoyer des chicken mac nuggets a ma mère). Bon, on vous avouera qu'en 2 jours la-bas, on a rien vu de tout ça, donc disons que la légende urbaine veut que...




Le marche local vaut aussi le coup d'œil. La première chose qu'on y a vu, c'était un chien pré-cuit découpé en plusieurs morceaux. (D'ailleurs, c'est a Sapa qu'on a vu le moins de chiens errants, allez comprendre :)) ). Chuc nous a dit que c'était très bon. On pourra pas vous dire, vu que quand on est repasse un peu plus tard, il n'en restait plus. (Par la suite, Nicolas et moi avons mange pas mal de viandes plus ou moins bizarres qu'on a pas toujours su identifie, donc allez savoir...:)) ). On y a aussi vu les tissus et autres produits que fabriquent les Hmongs. Comme a Hanoi, il y avait les traditionnelles bassines d'eau avec le tuyau d'air dans lesquelles nageait toutes sortes de bestioles marines, des gens découpant au hachoir de la viande  directement sur l'étal ou dans un plat par terre (faut faire attention quand on passe, ça gicle pas mal) et du tofu !




Enfin, on a vu des Hmongs. Pour tout dire, ma seule référence en matière de Hmongs, c'était Gran Torino. Bon bah au risque de vous décevoir, les Hmongs ici, ils ressemblent pas trop a ceux de Gran Torino et y'a pas non plus Clint Eastwood.
Linda m'avait dit : « les Hmongs, c'est les seuls gens au Vietnam qui peuvent dévaler et escalader des montagnes avec des tongs ». Ceci, en revanche, c'est complètement vrai.
Un truc rigolo en randonnée, c'est de voir les touristes avec leur super matos descendre péniblement 10m de la piste (qui n'existe que dans l'imagination des locaux ;P) en 2 minutes et a cote une gamine de 6 ou 7 ans avec ses tongs et, dans le dos, son panier bien rempli, dévaler la montagne en un peu près 30 secondes chrono (sans passer par la piste imaginaire). Et ça, ça mérite le plus grand respect !
A Sapa (un peu moins sur les routes), les femmes et les fillettes (les hommes sont plutôt dans les champs) vont pas mal voir les touristes pour essayer de leur vendre les produits qu'ils fabriquent (Certains y verront une forme de harcèlement ; dans le même temps, quand on voit le nombre de touristes qui débarquent chaque jour, c'est de bonne guerre !). La plupart ne savent pas lire, mais quand il s'agit de vendre quelque chose, ils savent tous parler anglais (voir français, japonais...) ! J'aurais du dire que j'étais polonaise pour voir ;P




Une fois qu'on eut fait le tour de la ville, il nous a propose de visiter la montagne de la tête du dragon pour 100 000 dongs par personne (ce qui au vu du marche local paraissait [et était effectivement] quand même drolement cher, mais on s'est dit que si son truc valait vraiment le coup, on allait attendre l'apres-midi pour jouer les casse-pieds :P) Au final, c'était plutôt sympathique comme balade, et on serait sans doute passe a cote de beaucoup de choses s'il n'avait pas été la (voir on se serait perdu dans le labyrinthe des chemins du coin).




Bref, après tout ca, on a voulu inviter le guide a manger avec nous, mais il n'a pas voulu et nous a invite a mange chez lui ! (d'ailleurs, il n'a jamais accepte qu'on l'invite a manger : la théorie de Nicolas s'est qu'il s'est senti scandaleux a cause de l'histoire des 100 000 dongs :))




L'après-midi et le jour suivant, on est parti en randonnée dans la montagne vers des villages Hmongs en suivant des pistes qui n'existaient donc pas vraiment. Par moment, on se serait cru dans un remake d'Indiana Jones ! C'était vraiment cool et les paysages sont véritablement a couper le souffle !





ps : J'ai uploade les premières photos de Nicolas (c'est celles qu'on voit désormais sur le diaporama ou a cette adresse : http://picasaweb.google.co.jp/yaourtcorp/LifeAndTimesOfAYoghurtInVietnamByNico?authkey=Gv1sRgCJeai9f648uRXg&feat=directlink

samedi 19 septembre 2009

Comment on a déambulé dans la vieille ville d'Hanoi et on est parti dans le train de nuit pour Sapa

Le lendemain, on a donc pris l'avion a 7h30 direction Hanoi, plus précisément  direction la vieille ville afin de trouver l'antenne Hanoienne du Sinh Cafe/tourist. L'aéroport est a 45 minutes du centre-ville, Pour s'y rendre on a donc emprunte un minibus. Le minibus, c'est, la encore, tout un concept. Disons que c'est un chauffeur avec un véhicule de 8 a 20 places (un minibus quoi!) qui transportent des gens qui ne se connaissent pas forcement mais qui veulent aller dans la même direction. Dans le principe : vous sortez de l'aéroport d'Hanoi avec vos bagages, vous voyez des chauffeurs qui attendent a cote de gros véhicules. Vous vous approchez, vous donnez l'adresse ou vous souhaitez aller, si ça colle avec son itinéraire (normalement la vieille ville, ça pose pas de problème), il vous prend vos bagages et vous dit de monter. Ensuite il part ou attend d'autres personnes, en fonction de son inspiration du moment, du nombre des personnes déjà a bord et de l'age du capitaine. Le tarif est dégressif en fonction du nombre de personnes transportées, mais dans tous les cas, c'est normalement moins cher qu'un taxi (ou a Hanoi plus qu'ailleurs, les tarifs montent vite), et par ailleurs le prix de la course est fixée par avance.
Bon, le problème c'est que le chauffeur nous a amené devant l'antenne Hanoienne 2 du Sinh Cafe/tourist. Du coup, la dame a l'intérieur (qui était très sympa, c'est un détail important pour la suite) nous a fait un plan pour nous rendre a l'antenne 1. Sauf que, sur le chemin, on a rencontre plein de Sinh Cafe ; on est donc entre dans plusieurs en se disant naïvement qu'on devait mal lire le plan, avant de finir par comprendre ce dont j'ai parle dans mon précédent article : toutes les agences de voyages se nomment "Sinh Cafe - Vietnam Airlines - quelque chose".

A la fin, on a finalement pu trouver l'agence en question pour y déposer nos bagages mais autant vous dire que la plupart des gens que nous avons rencontres allaient du peu aimables au franchement désagréables. Et a vrai dire, je ne sais pas si c'était parce que je transportais un sudiste avec moi, mais la plupart des gens qu'on a rencontres dans cette ville étaient un peu près pareil : Les Hanoiens, c'est un peu les faux-parisiens (le vrai parisien est sympa :P ) du Vietnam.

Aprs toutes ces aventures, on a décidé d'aller manger et on a donc teste un autre concept local : manger sur le trottoir. Plus précisément, il s'agit de petites gargotes qui installent des espèces de chaises et de table en plastique de jardin, mais dans la version pour enfant, sur les trottoirs. (a Hanoï plus qu'ailleurs, le trottoir sert a tout sauf a circuler). On tient a signaler que depuis le début de cette aventure, on n'a encore jamais été malade

Une fois restaures, nous nous sommes rendus au lac Hoan Kiem qui est une espèce de petit paradis de verdure et de calme (surtout de calme) au milieu de la jungle urbaine.


Après quelques photos, nous avons décidés de déambuler dans la vieille ville en attendant notre rendez-vous de 19h.




La plupart des rues de la vieille ville ont chacune une spécialité : la rue des parfums, la rue des forgerons (ou a partir de matériaux de récupération, on vous fabrique un peu prés tout et n'importe quoi : des boites, des valises, des hottes de cuisine...), la rue des faux billets de 500 dollars ou encore celle du marche en plein air...





Circuler a Hanoï, c'est un peu comme vouloir traverser la place de la Concorde a 18h, les trottoirs en moins : les rues sont étroites, les trottoirs couverts de bric-a-brac et on se fait sans cesse dépasser plus ou moins adroitement par des cyclos, des mob', des voitures qui klaxonnent a tout va (la conduite Vietnamienne se fait essentiellement au klaxon. De ce fait, être sourd revient sans doute a diviser par deux son espérance de vie ;p). Par ailleurs, dans certaines rues, il faut éviter de laisser trainer son regard trop longtemps quelque part, sous peine de se faire ensuite « aggros » (comme dirait Deder) par des taxis, des vendeurs a la sauvette, des gens dans les magasins etc. Nerveusement parlant, c'est assez fatiguant.


A la fin de la journée, nous étions complètement épuisés, et nous sommes retournés prés du lac, histoire de manger et surtout de retrouver un peu de calme avant de partir en train pour Lao Cai. Il était temps pour nous de nous mettre au vert...

Une fois a la gare, un homme plutôt sympa (mais il venait de Saigon, donc ça compte pas ;P) nous a amené jusqu'à notre compartiment. On avait décidé de voyager en première vu que Linda nous avait dit que voyager en seconde c'était dormir avec des cafards (j'avoue, Indiana Jones, lui, il aurait sans doute voyage en seconde et Chuck Norris aussi).
On s'est donc retrouve dans un compartiment 4 couchettes, ou il peut vite faire très chaud si vous n'éteignez pas les lumières (halogènes). Je peux pas trop parler de nos compagnons de compartiment vu qu'ils sont arrives, nous ont dit qu'ils étaient anglais et qu'ils voulaient se coucher immédiatement pour faire du trekking demain a Sapa. :))
départ du train 21h, 8 heures après nous arrivions a Lao Cai en plein milieu des montagnes. (d'ailleurs, c'est très bizarre comme sensation quand le train monte les pentes...)

Stay tuned

mardi 15 septembre 2009

Comment on a testé le xe-om, réservé nos excursions, acheté des tongs dans le marche de Saigon et fini par un massage

 Une fois arrives chez Linda, on est parti déjeuner avec Henning et une de ses amis dans un resto « chico-bobo » selon les propres termes de Linda. Pour s'y rendre, Nicolas a enfile un joli casque rose et est monte sur la mob' de la même couleur que possède Henning. Linda, son amie et moi avons pris un taxi.
Un taxi au Vietnam, ce n'est pas tout a fait comme en France :
  • Tout d'abord il y a rarement des ceintures de sécurité. Enfin si, il y a souvent la lanière, et c'est a peu près tout. Des fois, il reste le clip sur la lanière, mais il n'y a pas le boitier ou le mettre, ou il y a le boitier, mais pas le clip. Ou des fois la lanière est restée coincée dans le coffre. De toute façon, quand les gens la mettent, ils la passent derrière le cou...
  • La deuxième chose, c'est qu'il faut toujours demande au conducteur de mettre le compteur (et le surveiller), sinon vous risquez d'avoir un prix a la tête du client en fin de course (et avoir une tête d'occidental vaudra cher ;P ). Ensuite, il faut savoir lire le fameux compteur et avoir une vague idée des prix : un des taxis que nous avons pris le soir même a tente de multiplier par 10 le prix affiché :))
  • Sinon (mais ca, c'est comme en France), le taxi peut potentiellement vous faire faire le tour de la ville pour vous amener a l'endroit ou vous souhaitez aller (ce qui a failli etre le cas pour aller a ce fameux restaurant, sauf qu'on escroque pas Linda comme ca !)
  • .Enfin (et c'est la bonne nouvelle), le taxi coute peu cher (A Saigon par exemple, on peut s'en sortir pour moins de 3 euros la course), du coup, même si vous payer plus cher que le prix prévu, a moins d'avoir un facteur multiplicatif élevé, vous devriez quand même payer moins cher qu'en France.
Ensuite, on est allé chercher des excursions dans le "quartier des routards". Ici, Il n'y a pas d'agence de voyages, mais des "Cafe"et l'un des plus connus est le "Sinh Cafe". Tellement connu qu'il a été copie et que presque tous les "cafe" a Hanoi ou Saigon se nomment "Sinh Cafe - Vietnam airlines - " (la protection des marques n'existait pas vraiment, mais il semblerait qu'il commence a y avoir une législation en la matière). Dans le même temps, "Sinh Cafe" est une copie d'un autre le "Kim Cafe" (apparemment, il y a une ressemblance entre les sonorités qui induit en erreur), du coup, le "Sinh Cafe" doit désormais être appelé le "Sinh Tourist" (si vous n'avez pas tout suivi c'est pas grave). Enfin bref, je ne sais pas comment se dit "agence de voyages" en Vietnamien, mais peut-être que dans quelques années, on dira juste "Sinh Cafe2 ;P

Pour s'y rendre, on a pris un xe-om (une moto-taxi, enfin c'est plutôt une mobylette taxi). A la différence du taxi-voiture pas de compteur, il faut négocier le prix de la course avant (enfin, c'est un conseil). Pour info, d'après les cours du Linda's trade, c'est 20 000 dongs pour le 1er district de HCMV et 30 000 pour plus loin. Alors la mob-taxi, c'est une véritable expérience en-soi surtout dans la circulation de Saigon et au vu du "code de la route" local (il faudra que j'en parle dans un prochain post) ! Enfin, une fois qu'on s'est rendu compte que finalement les gens roulant assez lentement tout va peut-être bien se passer finalement, c'est très très fun ! A tenter au moins une fois !



Toujours est-il qu'on y a pris une excursion de 3 jours a Sapa, 2 jours sur la Baie d'Along, et 3 jours a Phu Quoc (l'ile au nuoc-mâm). On en a profite pour échanger nos euros contre des dongs (le cours en ce moment est d'un peu près 25 000 dongs pour 1 euro).



Enfin, on a laisse Linda avec son amie et on est parti pour le marche Ben Thanh ou Nicolas voulait s'acheter des tongs. Alors au marche, comme un peu près partout ailleurs au Vietnam, il n'y a pas de prix d'affiches, et même les prix fixes sont généralement variables.:)) Conclusion : tout se négocie, surtout que, sauf très rares exceptions, les prix annonces sont rarement les bons !
Une bonne base pour commencer dixit Linda "Tu divises par deux le prix, par trois si tu es dans un endroit touristique et par 4 si tu es a Ben Thanh". Et ne croyez pas que cette augmentation ne soient réservés qu'aux touristes. Après observation, les locaux aussi discutent facilement les prix. "Ils s'arnaquent même entre eux", aime répéter Nicolas :))


Enfin bref, après tout ca, on s'est rendu au salon de massage ou Linda nous avait pris rendez-vous, pour un vrai moment de détente (franchement si vous passez par Saigon, faut demander l'adresse !). Avec tout ca, j'ai découvert que j'avais des nerfs dont j'ignorais totalement l'existence :)).

Et pour finir en beauté, on est allé au barbecue a cote de chez Linda. (faudra que j'en reparle de ca aussi !).



Stay tuned !

vendredi 11 septembre 2009

Comment on a reussi a passer la douane (envers et contre tout)

Après une (courte) nuit a Bangkok, on part a 5h30 pour l'aéroport (la ou des touristes ont été retenus en otage y'a quelques mois). Vu qu'on avait 3h d'avance, on en a profite pour visiter, et ca valait le coup : au programme, statues géantes, boutiques de luxe et mythologie Hindou.


Apres un vol d'un peu plus de 2 heures, on débarque enfin a l'aéroport international de HCMV (Saigon pour les intimes). La premiere impression est plutôt bonne : il est assez grand, clair et on vous y accueille avec des masques. Après avoir rempli un papier certifiant que vous n'avez pas l'intention de venir au Vietnam pour transmettre Grippe A, /Jaunisse / autre a la population (et une fois que vous avez passe la camera avec détection de chaleur pour vérifier que vous n'avez pas menti), vous accéder au grand hall des services de l'immigration et des douanes...
Pour décrire simplement le lieu, disons qu'il s'agit d'un gigantesque hall avec une quarantaine de guichets dont les 3/4 doivent être ouverts : la moitie sont réservés aux possesseurs de passeport Asiatique et l'autre a tous les types de passeport. Au fond, il y a un bureau pour faire des visas a ceux qui auraient oublie qu'il en fallait un pour entrer au Vietnam (ce qui fut le cas de la personne devant moi).
Jusqu'ici tout va bien, on choisit une des files "all passports" et la... c'est le drame...
Nicolas est passe par le guichet d'une dame qui lui a casse les pieds au moins 5 bonnes minutes parce qu'il ne connaissait pas l'adresse exacte de sa soeur a Saigon (au passage, je ne connaissais pas plus que lui l'adresse de sa soeur mais dans mon cas, c'était pas grave visiblement).
Pendant ce temps, j'avançais tranquillement dans ma file quand le douanier de la file a ma gauche se lève brusquement et se met a nous hurler dessus quelque chose en Vietnamien que je n'ai, a vrai dire, absolument pas compris (quand je dis "nous", je veux parler de mes voisins de gauche [qui étaient dans sa file donc] et les personnes derrière moi). Nous nous dévisageons tous, entre la surprise et la consternation, en se demandant bien ce qu'on avait pu faire pour déclencher l'ire du fonctionnaire en face. Pendant ce temps, ce dernier continuait de s'agiter en faisant de grands gestes vers les guichets pour les possesseurs de passeports asiatiques. La dame dont il s'occupait a ce moment-la et qui comprenait apparemment ce qu'il racontait, se tourne vers nous un peu navrée, et nous annonce qu'il n'est pas content parce qu'il trouve qu'il y a trop de gens dans sa file et pas assez dans celles pour les passeports asiatiques. (Les autres files "tout passeport" étaient tout aussi voir plus longues que la sienne et a vrai dire je ne me trouvais même pas dans sa fameuse file, mais je devais être trop près. Disons que je faisais partie des dommages collatéraux). Deux explications me sont alors venues a l'esprit :
1) soit l'Américain a cote de moi et moi-même avions l'air d'etre en possession du fameux passeport asiatiaque
2) soit les panneaux au-dessus des guichets sont juste la pour la deco

Comme aucune de ses explications ne nous a satisfaits, personne n'a bouge.
Dans mon cas, le douanier était visiblement de meilleure humeur et même si je n'ai pas réussi a lui tirer quoi que ce soit ressemblant a un "bonjour" ou un "au revoir" (en quelque langue que ce soit), j'ai eu mon droit d'entrée, ce qui était déjà pas mal. En revanche, vu la tête du douanier au moment ou mon malheureux voisins de gauche s'est approche, je n'oserais affirmer qu'il a pu entrer au Vietnam a l'heure actuelle. :))


Je me suis toujours demandée pourquoi les employés des douanes dans les aéroports étaient souvent peu aimables (dans le meilleur des cas). A priori, ils sont la première image du pays que perçoit le touriste débarquant après quelques fois plus de 25 heures de voyage et un détour par Bangkok, non ? Existerait-il une espèce de concours international secret du douanier le plus antipathique possible ? (Une autre théorie voudrait qu'ils aient tous des ancetres Estoniens ;P [private joke pour Olivier P..]) Quelque soit le pays dans lequel je suis allée, je ne me souviens pas être tombée sur un douanier souriant ou simplement aimable :))

Dans tous les cas, on a fini par retrouver Linda a la sortie : nous étions finalement arrives au Vietnam.
Ensuite, il a fallu négocier pour le taxi nous amenant chez Linda, afin que nous puissions nous étaler convenablement sur son canapé.